Le lutteur sénégalais Niang Ballo condamné à 6 mois de prison : les dessous d’un contrôle routier qui a mal tourné

Dakar, 3 avril 2025 – Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict dans l’affaire opposant le lutteur Niang Ballo aux forces de l’ordre. Une décision qui fait déjà grand bruit dans le milieu sportif sénégalais.

Une condamnation lourde de sens

Le pensionnaire de l’écurie Door Dorate a écopé ce lundi 2 avril d’une peine de six mois d’emprisonnement, dont un mois ferme, accompagnée d’une amende de 100 000 F CFA. Le tribunal l’a reconnu coupable de :

Outrage à agent ,rébellion, défaut d’assurance ,mise en danger de la vie d’autrui, violences et voies de fait

Une relaxe a cependant été prononcée concernant le délit de défaut de permis de conduire.

Les faits : un enchaînement tragique

Tout commence le 14 mars dernier lors d’un banal contrôle routier à Cambérène. Le champion, au volant d’un véhicule immatriculé en Italie, présente une attestation d’assurance périmée. Selon le procès-verbal :

  1. L’agent annonce la mise en fourrière du véhicule
  2. Le lutteur refuse d’obtempérer
  3. S’ensuit une altercation physique violente
  4. Le policier serait traîné sur une dizaine de mètres

« J’ai simplement voulu ne pas rater mon vol pour l’Espagne où je devais combattre », a plaidé Niang Ballo lors de l’audience du 19 mars, niant avoir porté des coups.

Réactions et conséquences

Le parquet, qui avait requis deux ans dont six mois fermes, a dénoncé une attitude irresponsable : « Privilégier un combat au détriment de la sécurité d’un fonctionnaire est inacceptable ».

Depuis son arrestation à l’aéroport alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour la compétition, le lutteur purge sa peine à la maison d’arrêt de Dakar. Sa libération est prévue pour le 14 avril prochain.

Cette affaire relance le déjet sur le statut des sportifs et leur responsabilité sociale. Alors que certains fans crient à l’injustice, d’autres estiment que la sentence sert d’exemple.

Babacar Diop menace d’interdire la circulation des trains miniers

Un drame survenu à Kawsara, un quartier périphérique de Thiès, relance le débat sur la sécurité ferroviaire. Vendredi dernier, un train minier a percuté mortellement un enfant, suscitant l’indignation du maire de la ville, Babacar Diop. Ce dernier a dénoncé l’inaction des entreprises exploitantes et envisagé des mesures radicales.

Un manque de sécurité dénoncé

Le maire de Thiès accuse les compagnies minières de ne pas respecter les normes de sécurité alors qu’elles exploitent les ressources locales. Il pointe du doigt leur impact négatif sur la population, notamment la pollution et l’absence de retombées économiques pour la ville.

« Si le minimum de normes de sécurité n’est pas pris, je n’exclus pas de prendre un arrêté d’interdiction de circulation de ces trains dans la ville », a déclaré Babacar Diop.

L’édile promet de travailler avec son conseil juridique et ses avocats pour engager des poursuites contre ces sociétés, en particulier les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) et Eramet (ex-GCO), qui transportent leurs productions minières via le réseau ferroviaire traversant Thiès.

Un appel à des actions concrètes

Cette prise de position intervient alors que la question de la sécurité a été évoquée par l’imam Tafsir Babacar Ndiour lors de la prière de l’Aïd-el-Fitr à la grande mosquée de Moussanté. Le chef religieux a mis en avant la nécessité d’une meilleure protection des habitants face aux risques liés aux infrastructures de transport.

Le maire insiste sur les responsabilités des entreprises minières, rappelant qu’elles ont des droits mais aussi des obligations envers les collectivités qu’elles impactent.

« Dans les prochains jours, des actions concrètes seront posées vis-à-vis de ces sociétés », a-t-il affirmé.

Cette annonce marque une escalade dans les tensions entre la municipalité et les entreprises minières. Une interdiction de circulation des trains pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’activité industrielle et commerciale du pays, mais Babacar Diop semble déterminé à faire prévaloir la sécurité des citoyens avant tout.

Décès de Me Cheikh Khoureyssi Bâ : Le Président Bassirou Diomaye Faye rend hommage

Le président Bassirou Diomaye Faye a exprimé ses condoléances ce mercredi, suite au décès de Me Cheikh Khoureyssi Bâ, avocat de renom, survenu à Istanbul, en Turquie, des suites d’une maladie. Sur Twitter, il a partagé sa profonde tristesse et a rendu hommage à l’avocat, soulignant que le Sénégal perdait un avocat de talent et une voix singulière du Barreau.

Un homme de principes et un défenseur des droits

Dans son message, le président Faye a salué l’engagement constant de Me Bâ pour la justice et les libertés, soulignant son implication dans plusieurs affaires majeures, notamment en tant que conseil du leader politique Ousmane Sonko. Me Bâ était reconnu pour son élocution, sa rigueur et sa profonde attache aux principes fondamentaux du droit.

Une perte immense pour la profession et la société

La disparition de Me Bâ est perçue comme une perte colossale pour le Barreau sénégalais, mais aussi pour toute la société, tant son expertise et son engagement ont marqué l’évolution du paysage judiciaire du Sénégal. Depuis l’annonce de son décès, les hommages se multiplient, notamment au sein du Barreau, mais également dans les sphères politiques, témoignant de l’empreinte indélébile laissée par ce grand avocat.

Condoléances et prières

Le président Faye a adressé ses condoléances émues à la famille de Me Bâ, à ses proches, au Barreau du Sénégal, ainsi qu’à tous ses confrères, dans cette douloureuse épreuve. Il a conclu en priant pour qu’Allah, dans Sa miséricorde, accorde à Me Bâ le repos éternel et console ses proches dans cette perte immense.

Détournement d’un cargo d’engrais : Aziz et Massata Ndiaye convoqués par la justice

L’affaire du détournement d’un cargo d’engrais évalué à 3,9 milliards F CFA connaît un nouveau développement. Ce jeudi 27 mars, Aziz Ndiaye et son frère Massata Ndiaye sont convoqués par le 2ᵉ cabinet du tribunal de Dakar, selon Seneweb.

Une enquête relancée après quatre ans

Ce dossier remonte à 2020. La principale accusée, la transitaire Nancy Niang, avait été arrêtée puis libérée en application de l’article 127 du Code de procédure pénale. Mais l’enquête se poursuit. Le magistrat instructeur souhaite entendre les frères Ndiaye, cités dès l’enquête préliminaire par Nancy Niang.

Aziz Ndiaye plaide son innocence

Déjà entendu, Aziz Ndiaye affirme n’avoir été qu’un « simple acheteur » parmi des centaines de clients. Il réclame une clarification des responsabilités et demande la clôture du dossier.

La justice devra désormais déterminer leur rôle exact dans cette affaire qui continue de faire parler d’elle.

Les concessionnaires du nettoiement suspendent temporairement leur grève

Le Collectif des concessionnaires du nettoiement du Sénégal (CCNS) a décidé de reporter temporairement sa grève, initialement prévue ce mercredi 26 mars 2025. Cette décision fait suite à une rencontre avec le ministre des Collectivités territoriales, qui a demandé un délai supplémentaire pour tenter de trouver une solution.

Un sursis jusqu’à vendredi

Selon Ndongo Fall, président du collectif, ce sursis est accordé jusqu’à vendredi 28 mars 2025.

« Nous avions prévu d’arrêter le travail à partir de mercredi, mais le ministre de tutelle nous a convoqués pour des échanges. Il nous a demandé un délai supplémentaire de deux jours, jusqu’à jeudi ou vendredi, afin de trouver une solution », a-t-il expliqué sur la RFM.

Cependant, il a averti que sans avancée concrète d’ici vendredi, la grève sera maintenue.

Des négociations en cours

Le CCNS réclame une amélioration de ses conditions de travail et le paiement des arriérés dus par l’État. Cette suspension temporaire laisse donc place aux discussions avec les autorités.

L’issue des négociations d’ici vendredi sera déterminante pour éviter une paralysie du système de collecte des déchets, un service essentiel pour la salubrité publique au Sénégal.

Prolongation de l’immatriculation gratuite des motos

Le gouvernement sénégalais a annoncé ce mardi une prolongation de deux mois de la campagne d’immatriculation gratuite des motos et autres véhicules deux-roues. Initialement prévue pour s’achever prochainement, cette opération se poursuivra désormais jusqu’au 25 mai 2025, en raison de l’affluence exceptionnelle dans les centres d’enregistrement.

Une dernière opportunité pour se mettre en règle

Face à la presse, le ministre des Transports, Yankhoba Diémé, a souligné que cette prolongation constitue une « dernière opportunité » pour les propriétaires de régulariser leur situation. Après cette date, aucune tolérance ne sera accordée : les motos non immatriculées seront considérées en infraction, exposant leurs propriétaires à des sanctions, y compris l’immobilisation du véhicule et des amendes.

Un engouement massif qui justifie la prolongation

Le succès inattendu de la campagne a conduit à un engorgement des services régionaux, rendant nécessaire cette prolongation pour traiter toutes les demandes. Le gouvernement invite donc les propriétaires de motos à finaliser leurs démarches avant l’échéance.

« Nous comptons sur chacun pour que cette opération se termine dans les meilleures conditions », a conclu le ministre des Transports.

Korité sous menace de poubelles : Les éboueurs sénégalais annoncent une grève nationale

Dakar, 25 mars 2025 – À l’approche de la Korité, une annonce inquiétante vient assombrir les préparatifs des fêtes. Le Collectif des concessionnaires du nettoiement du Sénégal (CCNS) a alerté, dans un communiqué, sur une possible interruption de la collecte des déchets sur l’ensemble du territoire national à partir du 26 mars 2025. La raison ? Dix mois d’arriérés de paiement imputés à l’État.

Un préavis qui tombe mal

Dans leur communiqué, les concessionnaires dénoncent le non-respect des engagements des autorités, qui devaient régler avant le 31 mars 2025 les factures impayées couvrant les sept derniers mois de 2024. À cela s’ajoutent désormais trois mois de dettes pour 2025, plongeant les entreprises du secteur dans une situation financière intenable.

« Nous avons atteint nos limites en matière de préfinancement, surtout à l’approche de la Korité, où nos employés risquent de ne pas recevoir leurs salaires », peut-on lire dans le document.

Risques sanitaires et incompréhension des populations

Si la menace se concrétise, les conséquences sanitaires pourraient être graves : accumulation d’ordures, prolifération de maladies et nuisances olfactives. Malgré ces risques, les concessionnaires appellent à la compréhension des populations, tout en rejetant la responsabilité sur l’État.

Une crise qui s’éternise
Cette alerte n’est pas une première. Depuis plusieurs années, les concessionnaires dénoncent des retards récurrents de paiement, fragilisant la filière du nettoiement. En cette période de fête, la situation pourrait prendre une tournure critique si aucune solution n’est trouvée dans les prochaines heures.

Affaire à suivre…

Le Sénégal brille aux Olympiades Francophones de Mathématiques : 4 médailles et une mention honorable !

Lors de la 6ème édition des Olympiades Francophones de Mathématiques (22-23 mars 2025), le Sénégal a réalisé une performance remarquable en décrochant 4 médailles de bronze et une mention honorable. Un exploit d’autant plus impressionnant qu’il s’agissait seulement de la deuxième participation du pays à cette compétition internationale prestigieuse.

TerangaMath : Le moteur derrière cette réussite

Contre toute attente, cette victoire est le fruit du travail acharné de l’association TerangaMath, créée en 2023. Sans soutien institutionnel, ses membres ont financé eux-mêmes un programme de préparation rigoureux.

« Ces médailles prouvent le potentiel de notre jeunesse quand on y croit », souligne Cheikh Fall, président de TerangaMath. « Rivaliser avec des nations habituées aux podiums mathématiques rend cette réussite encore plus significative. »

Un entraînement intensif pour 70 élèves

Le programme a impliqué :

  • 70 élèves formés tout au long de l’année
  • Une sélection finale de 12 talents
  • Un encadrement assuré par le Lycée Scientifique d’Excellence de Diourbel, sous la direction du professeur Mafal Diop

Parmi les lauréats :

  • Moustapha Mbodj & Isidore Coly (Médailles de bronze – Junior)
  • Seydina Mouhamed Diallo & Assane Sène (Médailles de bronze – Senior)
  • Awa Ndiaye (Mention honorable – Junior)

Un plaidoyer pour l’excellence mathématique

Cette réussite met en lumière :
L’impact des initiatives citoyennes
La nécessité d’un soutien institutionnel accru
L’urgence de créer un centre d’excellence mathématique permanent

Perspectives : TerangaMath vise désormais les Olympiades Internationales de Mathématiques (IMO), tout en élargissant son programme à davantage d’établissements.

À noter : Les OFM 2025 ont réuni 12 pays (France, Belgique, Canada, Maroc, Algérie…) avec 132 participants. Une reconnaissance croissante pour cette compétition née pendant le confinement en 2020.

Nogaye Kara et Zale Mbaye condamnés à 1 an de prison : Scandale TikTok au Sénégal

Les influenceurs sénégalais Nogaye Kara et Saliou Mbaye, plus connus sous le pseudonyme « Zale Mbaye », ont comparu ce lundi devant le Tribunal de Grande Instance de Dakar. Accusés de collecte illicite de données personnelles et d’injures publiques envers la plaignante Laya Diallo, ils ont été condamnés à 1 an de prison, dont 3 mois ferme.

Un réquisitoire plus sévère que la sentence finale

Le procureur de la République avait initialement requis 2 ans de prison, dont 3 mois ferme. Cependant, le juge a finalement opté pour une peine plus clémente, bien que conséquente.

Retour en détention pour la Korité

Les deux TikTokers, proches de Mame Ndiaye Savon (la vendeuse de produits décapants devenue virale), retourneront à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Camp Pénal à Liberté 6, où ils passeront la fête de la Korité derrière les barreaux.

Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des influenceurs et les limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux au Sénégal.

Tivaouane lance ‘Un talibé, un métier’ pour l’insertion des élèves coraniques

La commune de Tivaouane a annoncé le lancement officiel, le 25 mars prochain, de son programme « Un talibé, un métier ». Cette initiative innovante vise à préparer les élèves des écoles coraniques (daaras) à intégrer le monde professionnel après leur apprentissage religieux, en leur offrant des opportunités concrètes d’insertion socio-économique.

Une initiative pour l’avenir des talibés

Lors d’un point de presse tenu en présence de responsables municipaux, d’imams, de chefs de quartier, de maîtres coraniques et d’acteurs de la société civile, Cheikh Tidiane Diouf, premier adjoint au maire, a expliqué que ce programme s’inscrit dans une volonté municipale de soutenir les talibés. « Nous voulons donner à ces jeunes les outils nécessaires pour réussir dans la vie active tout en préservant leurs valeurs religieuses et culturelles », a-t-il déclaré.

Un partenariat stratégique avec le 3FPT

Après une délibération du conseil municipal le 2 février dernier, la mairie de Tivaouane a engagé un partenariat avec le Fonds pour le financement de la formation professionnelle et technique (3FPT). Ce partenariat permettra de financer et d’accompagner la mise en œuvre du programme, en offrant aux talibés des formations adaptées aux besoins du marché local.

Un héritage culturel et social

Selon Serigne Mor Sy, membre du comité d’organisation, ce projet s’inscrit dans la continuité de l’œuvre de Seydi Hadj Malick Sy, une figure emblématique de Tivaouane qui avait fondé un Zawiya (centre spirituel), une maison de socialisation et un daara. « Ce programme honore son héritage en combinant éducation religieuse et formation professionnelle », a-t-il souligné.

Un impact social et éducatif

Pour Abdou Aziz Diop, acteur de la société civile, cette initiative pourrait marquer un tournant dans la refonte des valeurs et repères au Sénégal. « En formant et en éduquant les jeunes talibés, nous renforçons leur rôle dans la société et leur offrons un avenir prometteur », a-t-il affirmé.

Un soutien financier concret

Pour démarrer le programme, la mairie de Tivaouane a débloqué une enveloppe de 50 millions de francs CFA. Une partie de ce budget (20 millions) sera consacrée à l’achat d’exemplaires du Coran, de nattes et de seaux d’eau pour les talibés, améliorant ainsi leurs conditions d’apprentissage.

Un modèle pour d’autres localités

L’initiative « Un talibé, un métier » ambitionne de devenir un modèle inspirant pour d’autres communes du Sénégal. En promouvant l’insertion professionnelle des talibés, Tivaouane espère renforcer leur rôle dans la société et contribuer au développement local.

Avec le lancement de ce programme, Tivaouane démontre son engagement en faveur de l’éducation, de la formation et de l’insertion socio-économique des jeunes talibés. Une initiative qui pourrait bien transformer leur avenir et inspirer d’autres régions à suivre cet exemple.

Le Sénégal étend son TER : ambitions, coûts et défis

Le gouvernement sénégalais poursuit son ambitieux projet d’expansion du Train Express Régional (TER). Alors que la mise en service du tronçon Dakar-Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) est prévue avant juin 2025, les autorités planifient déjà l’extension du réseau vers Thiès et Mbour. Une initiative qui vise à renforcer la mobilité urbaine et interurbaine, mais qui soulève également des questions sur les coûts et la gestion du projet.

Une extension en vue pour le TER

Invité de l’émission Point de Vue sur la RTS, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a confirmé cette volonté d’expansion. « Nous avons déjà reçu six des sept rames commandées initialement. En prévision des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026, cinq rames supplémentaires ont également été commandées », a-t-il déclaré.

Cette extension du réseau ferroviaire s’inscrit dans une stratégie plus large visant à moderniser les infrastructures de transport au Sénégal. Elle devrait notamment faciliter les déplacements entre Dakar, Thiès et Mbour, trois pôles économiques et touristiques majeurs du pays.

Un coût bien plus élevé que prévu

Cependant, le projet s’accompagne de défis financiers majeurs. Le ministre a révélé que le coût total du TER s’élève à 1 200 milliards FCFA, bien au-delà des 500 milliards FCFA initialement annoncés par l’ancien régime. Cette révélation confirme les critiques formulées par Ousmane Sonko, alors dans l’opposition, concernant la gestion financière du projet.

Un contrat désavantageux pour l’État

Autre point préoccupant : les termes du contrat liant le Sénégal à la Société d’Exploitation du TER (SETER). Selon Yankhoba Diémé, l’accord garantit un seuil de rentabilité en dessous duquel l’État doit compenser les pertes, plaçant ainsi l’ensemble du risque financier sur les épaules du Sénégal.

« Nous sommes en train de renégocier les termes de l’accord pour obtenir un meilleur deal », a affirmé le ministre. Il a également évoqué la possibilité d’une entrée de l’État dans le capital de la SETER afin de lever certains blocages et d’assurer une gestion plus équilibrée du projet.

Un défi de taille pour le gouvernement

Avec ces révélations, la gestion du TER revient au centre des débats publics. Alors que l’extension du réseau vers Thiès et Mbour s’annonce comme un nouveau défi, le gouvernement doit également faire face à des questions de transparence et de rentabilité.

Le TER, présenté comme un projet phare de modernisation du Sénégal, reste un symbole fort des ambitions du pays en matière d’infrastructures. Cependant, sa réussite dépendra de la capacité des autorités à maîtriser les coûts, à renégocier des contrats équitables et à garantir un service de qualité pour les usagers.

Perspectives pour l’avenir

À l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026, le TER jouera un rôle clé dans le transport des visiteurs et des athlètes. Son extension vers Thiès et Mbour pourrait également stimuler le développement économique de ces régions, à condition que les défis actuels soient relevés avec efficacité.

En attendant, le gouvernement sénégalais reste déterminé à faire du TER un succès, malgré les obstacles financiers et logistiques. L’avenir dira si cette ambition se concrétisera au bénéfice de tous les Sénégalais.

Pèlerinage catholique 2025 : Inscriptions ouvertes pour Jérusalem, Rome et Lourdes

Dakar, [13-Mars-2025] – Le Comité interdiocésain national des pèlerinages catholiques (CINPEC) a annoncé ce vendredi que le pèlerinage catholique 2025 se déroulera du 22 août au 11 septembre. Ce voyage spirituel emmènera les pèlerins à travers des lieux saints emblématiques, notamment JérusalemNazarethRome et Lourdes, avant de retourner à Dakar.

Inscriptions ouvertes dès le 24 mars

Les inscriptions débuteront le lundi 24 mars 2025 à la permanence du CINPEC, située à côté du Collège de la Cathédrale de Dakar. Elles seront possibles du lundi au vendredi, de 9h à 13h et de 14h à 18h.

Coût et conditions de participation

Le coût de participation est fixé à 3 500 000 FCFA par pèlerin. Pour être éligible, les candidats doivent remplir plusieurs critères :

  • Posséder un passeport valide jusqu’en mars 2026.
  • Fournir un certificat d’aptitude médicale délivré par un médecin habilité.
  • Remplir un formulaire fourni par le CINPEC et effectuer le versement intégral des frais sur le compte du Comité.

L’âge limite pour participer est de 70 ans.

Un pèlerinage en année jubilaire

Ce pèlerinage se déroule en année jubilaire, placée sous le signe de l’Espérance. Avec le soutien de l’État et de partenaires, le CINPEC prévoit d’accueillir 450 pèlerins, répartis en neuf groupes de 50 personnes.

Une expérience spirituelle unique

Ce voyage offre aux fidèles une occasion unique de renforcer leur foi et de vivre une expérience spirituelle intense dans des lieux saints emblématiques.

Le Sénégal renforce sa sécurité maritime avec une nouvelle plateforme de défense côtière

Le directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM), Bécaye Diop, a annoncé la création d’une plateforme de défense et de protection des côtes maritimes lors de sa visite à Ziguinchor. Cette initiative vise à renforcer la collaboration entre l’ANAM, la gendarmerie et la marine nationale pour lutter contre la piraterie, l’insécurité et le banditisme maritime.

Une collaboration interinstitutionnelle renforcée
Bécaye Diop a souligné l’importance de cette coopération. « Nous devons conjuguer nos efforts pour garantir la souveraineté maritime du Sénégal. Cette plateforme permettra une réponse plus rapide et mieux coordonnée face aux menaces », a-t-il déclaré.

Missions de la plateforme
La plateforme surveillera les activités maritimes illégales. Elle renforcera les contrôles des navires dans les ports régionaux et sécurisera les zones stratégiques. De plus, elle améliorera la coopération entre les forces engagées dans la protection des eaux sénégalaises.

Lutte contre l’exploitation illégale des ressources
Cette initiative vise aussi à limiter l’exploitation illégale des ressources halieutiques par des navires étrangers. Bécaye Diop a réaffirmé l’interdiction d’accostage de ces bateaux dans les ports régionaux, y compris celui de Ziguinchor. « Le Sénégal est un pays souverain, et nous devons faire respecter nos lois », a-t-il insisté.

Défis logistiques et économiques
Plusieurs problématiques ont été abordées lors de la visite, comme la campagne de la noix d’anacarde transitant par le port de Ziguinchor. La plateforme est perçue comme une avancée majeure pour sécuriser les activités économiques et garantir une gestion durable des ressources maritimes.

Conclusion
La création de cette plateforme marque une étape décisive dans la protection des côtes sénégalaises. En renforçant la collaboration entre les institutions, le Sénégal vise à instaurer un climat de sécurité propice au développement économique et à la préservation de ses ressources naturelles.

Le Sénégal inaugure le premier musée dédié au Prophète Mouhammad (PSL) en Afrique de l’Ouest

Le Sénégal a inscrit une nouvelle page dans l’histoire de son patrimoine islamique. Ce jeudi 27 février 2025, Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à l’inauguration d’un musée exceptionnel entièrement consacré à la vie et à l’œuvre du Prophète Mouhammad (SallalLahu alayhi wa salam).

Unique en Afrique de l’Ouest , ce haut lieu de savoir et de spiritualité propose une immersion inédite dans la Siira (biographie du Prophète) à travers des technologies modernes, offrant aux visiteurs une compréhension approfondie de Son message de miséricorde, de justice et de paix .

Un projet d’envergure pour valoriser l’héritage islamique

Cette inauguration marque une avancée majeure dans la préservation et la diffusion du patrimoine islamique au Sénégal et au-delà. Ce musée se veut un centre éducatif et culturel , accessible à tous, où la tradition islamique dialogue avec la modernité.

Dans son allocution, le Chef de l’État a souligné l’importance de cet espace dans la transmission des enseignements du Prophète , qui ont façonné l’identité du Sénégal et renforcé ses valeurs fondamentales de tolérance, de fraternité et de vivre-ensemble .

Un partenariat stratégique avec l’Arabie Saoudite

Ce projet ambitieux a été rendu possible grâce au soutien de Sa Majesté le Roi Salman bin Abdulaziz Al Saoud et de Son Altesse Royale le Prince Héritier Mohammed bin Salman , que le Président Bassirou Diomaye Faye a tenu à remercier au nom de la Nation sénégalaise.

Leur engagement indéfectible pour la promotion du savoir et la diffusion du message universel de l’Islam constitue une jambe précieuse pour les générations présentes et futures .

Dakar, nouvelle capitale du dialogue interculturel et religieux

Situé au cœur de Dakar , ce musée ambitionne de devenir une référence internationale pour l’étude et la diffusion des enseignements du Prophète Mouhammad (PSL). Il témoigne du rôle du Sénégal comme terre d’Islam, de savoir et de dialogue , où la foi s’allie à l’ouverture et au respect des valeurs universelles .

À travers cette réalisation, le Sénégal affirme plus que jamais son attachement à son héritage spirituel et sa volonté de partager au monde la richesse de son identité islamique .

Accident à Louga : Un véhicule percute un arbre, sept blessés dont trois tombes

Dans la nuit du lundi 24 février 2025, un grave accident de la route a eu lieu à la sortie de Louga, en direction de Saint-Louis, près du village de Keur Bara Wade. Un véhicule de type « sept places » a perdu le contrôle avant de percuter violemment un arbre en bordure de route. Le choc a fait sept blessés, dont trois grièvement atteints, selon des sources sécuritaires.

Les premières constatations indiquant qu’un excès de vitesse ou un défaut mécanique pourraient être à l’origine du drame. Toutefois, l’enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes de l’accident.

Les secours sont arrivés rapidement sur les lieux pour évacuer les victimes vers l’Hôpital régional de Louga. Trois blessés sont dans un état critique et nécessitent des soins urgents, tandis que les quatre autres souffrent de blessures légères.

Cet accident rappelle une fois de plus l’importance du respect des règles de sécurité routière. Les autorités appellent à la prudence pour éviter de nouveaux drames sur les routes sénégalaises.

Sénégal 2050 : Bassirou Diomaye Faye lance le « New Deal Technologique » pour une révolution numérique

Le Sénégal entre dans une nouvelle ère numérique ! le lundi 24 février 2025, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a vraisemblablement lancé le New Deal Technologique , une stratégie ambitieuse qui place le numérique au cœur du développement national.

Dans son allocution, le Chef de l’État a insisté sur l’importance de cette initiative, inscrite dans l’Agenda Sénégal 2050 , visant à faire du pays un pilier de l’économie numérique en Afrique. L’objectif ? Renforcer la souveraineté technologique, accélérer la digitalisation de l’administration et ouvrir la voie à une innovation massive.

Le New Deal Technologique repose sur plusieurs axes majeurs :

  • Souveraineté numérique : développement de solutions locales et sécurisation des infrastructures stratégiques.
  • Digitalisation des services publics : une administration plus efficace et accessible à tous.
  • Accès universel à Internet : garantir une connexion stable et abordable sur tout le territoire.
  • Émergence d’acteurs locaux : soutenir les start-ups et entreprises technologiques sénégalaises.
  • Identité numérique unique : basée sur la biométrie pour sécuriser les transactions et l’administration.
  • Innovation et entrepreneuriat : création d’un écosystème propice aux nouvelles technologies.

Au-delà de ces engagements, le Président Faye a insisté sur la nécessité de moderniser les infrastructures numériques et d’instaurer un cadre légal garantissant un équilibre entre innovation et protection des données personnelles.

Avec cette stratégie audacieuse, le Sénégal ambitionne de devenir un modèle en matière de transformation numérique en Afrique. Reste à savoir comment cette vision prendra forme dans les mois à venir !

PROMOREN : Bassirou Diomaye Faye lance un projet hydraulique majeur à Koungheul

Ce 21 février 2025, le Président Bassirou Diomaye Faye a donné le coup d’envoi du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Nianija Bolong (PROMOREN) à Koungheul. Ce programme vise à renforcer l’accès à l’eau douce dans le bassin versant du Nianija Bolong. Il est mis en œuvre par l’Office des Lacs et Cours d’Eau (OLAC).

D’un coût total de 36 milliards de FCFA, le projet bénéficie d’un financement à 92 % de la Banque Islamique de Développement (BID) et d’un appui de 8 % de l’État du Sénégal. Il permettra de :
Mobiliser 46,6 millions de m³ d’eau douce par an
Réduire l’intrusion des eaux salées du fleuve Gambie
Valoriser 12 000 hectares de terres agricoles chaque année

Un levier pour l’agriculture et l’emploi

Le Président Faye a souligné l’importance de la maîtrise de l’eau pour développer l’agriculture, l’élevage et la pêche. Il a insisté sur le rôle stratégique du PROMOREN dans l’Agropole Centre, garantissant sécurité alimentaire et développement économique.

En plus de renforcer la productivité, ce projet créera 30 000 emplois dans les secteurs agricoles et connexes.

Vers la souveraineté alimentaire et la résilience climatique

Le PROMOREN marque une avancée majeure pour la sécurité alimentaire au Sénégal. Il stabilise l’accès à l’eau douce et protège les écosystèmes face aux changements climatiques.

Grâce à cette initiative, le gouvernement renforce son engagement pour un secteur agricole durable et performant. Une transformation qui bénéficiera aux agriculteurs et aux éleveurs du pays.

Saint-Louis : vaste opération de désencombrement des marchés pour une ville plus sécurisée

Les autorités de Saint-Louis ont lancé, dans la nuit de mercredi à jeudi, une opération de désencombrement des marchés. Le préfet Abou Sow dirige cette action visant à libérer les trottoirs et les accès bloqués. L’objectif est d’améliorer la circulation et de faciliter l’intervention des secours en cas d’urgence.

L’opération a débuté à une heure du matin au marché Tendjiguène, dans le faubourg de Sor. Le maire Mansour Faye et le commissaire central Mamadou Lamarana Diallo étaient présents.

Sécuriser et fluidifier la circulation

Le préfet a souligné l’urgence de cette mesure. « Les occupations anarchiques empêchent les secours d’intervenir rapidement en cas de sinistre », a-t-il expliqué.

Les autorités veulent aussi rendre les trottoirs aux piétons. Aujourd’hui, beaucoup marchent sur la route et s’exposent aux accidents. « Nous avons enregistré plusieurs incidents, notamment touchant les femmes et les enfants », a précisé Abou Sow.

Un site de recasement prévu pour les marchands

Pour éviter des pertes économiques, la mairie prépare un site de recasement. Il pourra accueillir plus de 1 000 marchands ambulants et tabliers. « Nous continuerons à les accompagner dans cette transition », a assuré le préfet.

Un suivi strict pour garantir l’efficacité

Cette opération concerne tous les marchés de Saint-Louis. Un Comité départemental de suivi (CDS) a été mis en place pour veiller à son efficacité.

Les forces de l’ordre et les agents de la SONAGED (Société nationale de gestion intégrée des déchets) participent activement. Des équipements lourds, dont une pelle mécanique et plusieurs camions, ont été mobilisés.

Cette action marque une étape clé dans la modernisation des marchés de Saint-Louis. Elle vise à garantir la sécurité des habitants et améliorer l’organisation urbaine.

Apple Frappe Fort : L’iPhone 16e, Un Nouveau Modèle Abordable Qui Change Tout !

Ce mercredi 19 février 2025, Apple a officialisé son tout nouvel iPhone 16e, un smartphone conçu pour démocratiser l’expérience iPhone avec un prix attractif de 719€. Ce modèle, qui remplace l’ancien iPhone SE, s’inscrit comme l’entrée de gamme de la marque tout en offrant des performances et des fonctionnalités dignes des modèles haut de gamme.

Design et Écran : Une Modernisation Attendue

L’iPhone 16e adopte un design moderne inspiré des derniers iPhone, avec un écran OLED de 6,1 pouces, une nette amélioration par rapport à l’écran de 4,7 pouces de l’ancien iPhone SE. L’encoche, similaire à celle de l’iPhone 14 de base, remplace le Touch ID par le système de déverrouillage facial Face ID.

Performances et Intelligence Artificielle

Sous le capot, l’iPhone 16e est équipé de la puce A18, bien que dans une version légèrement moins puissante (4 cœurs) que celle des iPhone 16. Néanmoins, cette puce permet de faire tourner Apple Intelligence, l’IA maison d’Apple, intégrée à Siri et aux outils d’écriture. ChatGPT est également de la partie, offrant des fonctionnalités avancées pour les utilisateurs.

USB-C et Connectivité

Conformément à la réglementation européenne, l’iPhone 16e intègre un port USB-C, une première pour un iPhone d’entrée de gamme. Il est également équipé d’un modem 5G entièrement conçu par Apple, fruit du rachat des activités 5G d’Intel.

Appareil Photo et Fonctionnalités Satellite

Le module photo « Fusion » de 48 mégapixels, avec un téléobjectif 2x, permet de capturer des images de qualité et de filmer en 4K à 60 images par seconde. Les utilisateurs bénéficient également des fonctionnalités par satellite d’Apple, comme le SOS d’urgence, l’Assistance routière et la localisation par satellite.

Prix et Disponibilité

L’iPhone 16e sera disponible en deux coloris (noir et blanc) et trois déclinaisons de stockage :

  • 128 Go à 719€
  • 256 Go à 849€
  • 512 Go à 1099€

Les précommandes débuteront le vendredi 21 février, avec une disponibilité en magasin dès le 28 février 2025.

Avec l’iPhone 16e, Apple réaffirme son engagement à rendre la technologie premium accessible à tous, sans sacrifier les innovations qui font sa réputation. Prêt à passer à l’iPhone sans vous ruiner ? L’iPhone 16e est fait pour vous !

Grève des médecins au Sénégal : 48 heures pour se faire entendre !

Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) a annoncé une grève nationale de 48 heures à partir du mardi 18 février 2025. Tout en assurant la prise en charge des urgences, les médecins entendent protester contre la dégradation de leurs conditions de travail et l’inaction du gouvernement face à leurs revendications.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi, Diabel Dramé, Secrétaire général chargé des Affaires médicales du SAMES, a justifié ce mouvement par l’absence de dialogue concret avec les autorités. « Devant l’inaction du gouvernement, nous lançons le premier acte de notre plan d’action avec cette grève », a-t-il déclaré.

Des revendications vitales pour le système de santé

Le syndicat réclame en priorité :
Le recrutement massif des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes dans la fonction publique pour renforcer les effectifs hospitaliers.
Une gestion plus équitable des ressources humaines via un appel à candidatures transparent pour les postes de responsabilité.
Une réforme du régime indemnitaire jugé injuste et incohérent au détriment des praticiens de santé.
Une revalorisation des pensions de retraite, actuellement trop faibles pour assurer un minimum vital aux anciens médecins.
La construction progressive de nouveaux hôpitaux pour désengorger les structures existantes.
 L’accélération du remboursement de la dette de la Couverture Maladie Universelle (CMU) due aux hôpitaux.
 La régularisation du statut des internes et des médecins en spécialisation, souvent laissés dans une situation précaire.

Selon Mamadou Demba Ndour, Secrétaire général du SAMES, le syndicat a rencontré le gouvernement à 14 reprises sans qu’aucune avancée notable ne soit enregistrée. La dernière rencontre avec le ministère de la Santé, le 13 février dernier, est restée sans suite.

Un cri d’alarme pour la santé publique

Au-delà des revendications des médecins, ce mouvement interroge sur l’avenir du système de santé sénégalais. Une prise en charge insuffisante des professionnels pourrait avoir de lourdes conséquences sur la qualité des soins et la disponibilité des services hospitaliers.

Le SAMES prévient que d’autres actions pourraient suivre si aucun engagement sérieux n’est pris par les autorités. Face à cette situation critique, la balle est désormais dans le camp du gouvernement.

Record de collecte d’arachide à Diourbel avec 22.000 tonnes en deux mois

La Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) réalise une performance inédite dans la région de Diourbel , avec 22.000 tonnes de graines d’arachide récoltées en seulement deux mois . Ce volume est dix fois supérieur à celui de l’année précédente, où seulement 1.992 tonnes avaient été enregistrées sur toute la campagne.

Selon Souleymane Diop , directeur régional du développement rural, cette augmentation spectaculaire s’explique par la mise en place d’un dispositif renforcé , incluant le soutien des forces de défense et de sécurité , du service régional du commerce et des autorités locales .

Par ailleurs, l’État a fixé un nouveau prix d’achat du kilo d’arachide à 305 francs CFA , contre 280 francs CFA en 2024 , afin d’encourager la production et d’assurer une meilleure rémunération aux agriculteurs .

Malgré ces avancées, seuls 26 des 57 points de collecte prévus sont opérationnels, mobilisant 58 opérateurs économiques . De plus, la capacité financière des acteurs locaux reste un défi à relever pour assurer la continuité de cette dynamique.

Mali – Sénégal : Une coopération renforcée pour la sécurité et la défense

Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu le vendredi 7 février 2025 à Bamako le Ministre des Forces Armées du Sénégal, le Général d’armée aérienne Birame DIOP. Cette visite s’inscrit dans un cadre stratégique de renforcement de la coopération bilatérale en matière de sécurité et de défense, alors que les deux pays font face à des défis sécuritaires communs.

Un message de fraternité et de solidarité

Le Ministre sénégalais a transmis au Président GOÏTA un message d’amitié et de fraternité de la part du Président Bassirou Diomaye Diakhar FAYE. Ce message met en avant les liens historiques et culturels qui unissent les deux nations, héritières d’un passé commun et partageant une devise nationale similaire.

Comme l’a souligné le Général Birame DIOP :

« Le Mali et le Sénégal sont deux États, mais ils ont le même peuple. Dans le passé, nous avons partagé des institutions communes et nous partageons encore aujourd’hui la même devise nationale. »

Le message du Président FAYE s’articule autour de trois axes majeurs :

  • Amitié et solidarité entre les deux nations.
  • Soutien au Mali dans sa lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.
  • Renforcement de la coopération militaire face aux menaces communes.

Une coopération militaire pour des enjeux sécuritaires majeurs

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers sensibles, notamment :

  • La sécurisation de la frontière de la Falémé, une zone clé pour la stabilité régionale.
  • La lutte contre la criminalité transfrontalière, qui affecte les deux pays.
  • La formation et le renforcement des capacités militaires, avec des échanges d’expertise entre les forces armées maliennes et sénégalaises.

« Nos armées entretiennent déjà d’excellentes relations. Nous devons les renforcer pour mieux lutter contre les menaces communes et assurer la sécurité de nos frontières », a affirmé le Général Birame DIOP.

Vers une coopération renforcée pour la stabilité régionale

Cette rencontre illustre la volonté commune du Mali et du Sénégal de consolider leurs relations militaires et stratégiques. Dans un contexte de menaces sécuritaires croissantes en Afrique de l’Ouest, cette alliance apparaît comme un levier clé pour relever les défis sécuritaires et assurer la stabilité de la région.

Ousmane Sonko appelle à une relance de la Grande Muraille Verte lors du Conseil des ministres à Dakar

Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a dirigé ce matin à Dakar la 4e session extraordinaire du Conseil des ministres de l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte. Cette réunion stratégique intervient dans un contexte d’urgence climatique et vise à intensifier les efforts de reforestation et de résilience environnementale en Afrique.

Dans son allocution, Ousmane Sonko a exhorté les États membres à une remobilisation collective et à une redynamisation de l’Agence pour faire face aux défis environnementaux croissants. Il a souligné la nécessité de restaurer les écosystèmes, de promouvoir une agriculture durable et de préserver les ressources naturelles, autant d’objectifs alignés sur l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ».

Le Sénégal réaffirme ainsi son engagement envers la Grande Muraille Verte, une initiative continentale visant à freiner la désertification, renforcer la sécurité alimentaire et lutter contre le changement climatique. Cette rencontre ministérielle devrait permettre de définir des stratégies concrètes pour relancer les efforts de reboisement et mobiliser des financements en faveur du projet.

Portée par l’Union africaine, la Grande Muraille Verte ambitionne de créer un corridor de verdure à travers le Sahel pour stopper l’avancée du désert et favoriser un développement durable dans les régions les plus touchées.

3e édition du Grand Prix du Chef de l’État : Le Président Bassirou Diomaye Faye célèbre les enseignants.

La Nation a célébré ce matin l’excellence et l’abnégation de nos enseignants lors du Grand Prix du Président de la République pour l’Enseignant.
Au cours de la cérémonie, Monsieur Bara MBENGUE a été distingué, et tous les lauréats ont été chaleureusement félicités pour leur dévouement exemplaire. Par leur engagement, ces hommes et ces femmes forment la relève de notre République, en transmettant savoir et valeurs aux générations futures.
Ensemble, faisons briller l’École sénégalaise et bâtissons un Sénégal de demain, où chaque enfant reçoit les outils nécessaires pour réaliser pleinement son potentiel.
Retrouvez ci-dessous l’intégralité du discours du Président de la République : 
Seul le prononcé fait foi 
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale,
Mesdames, Messieurs les Ministres et Secrétaires d’État,
Mesdames, Messieurs les députés et élus territoriaux,
Mesdames, Messieurs les membres du corps diplomatique,
Monsieur le Président du Jury national du Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant,
Mesdames, Messieurs les gouverneurs, présidents des comités régionaux de sélection,
Mesdames, Messieurs les représentants des partenaires techniques et financiers,
Mesdames, Messieurs les représentants des organisations syndicales d’enseignants,
Mesdames, Messieurs les présidents des organisations de parents d’élèves et d’étudiants et des organisations de la Société civile,
Autorités religieuses et coutumières,
Chers enseignants,
Chers parents d’élèves,
Chers élèves,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui constitue un moment solennel et privilégié pour toute la Nation sénégalaise. Il s’agit de rendre hommage à des figures, parmi les plus éminentes au sein de la famille enseignante ; des hommes et des femmes qui, chaque jour, œuvrent à forger les consciences et à éclairer notre chemin vers le progrès.
Voilà pourquoi j’ai tenu à venir personnellement présider la cérémonie de remise de distinctions aux lauréats du Grand prix du Chef de l’État pour l’Enseignant.
Nous le savons tous, depuis l’Indépendance, les enseignants, à l’instar des médecins, figurent parmi les premiers et les plus prestigieux fonctionnaires de notre jeune Nation. Nombre d’entre nous, alors simples élèves, avions pour modèles ces instituteurs et professeurs qui nous ont transmis bien plus que des connaissances : ils nous ont communiqué leur passion, leur sens du service public et leur désir d’élever notre pays vers de nouveaux horizons.
Aussitôt après ma prise de fonction, j’ai adressé une lettre, en date du 08 avril 2024, à tous les agents de l’État pour les inviter à continuer d’être « les gardiens de nos valeurs républicaines, les artisans de notre développement et les sentinelles de notre cohésion sociale. » Et je concluais par cette exhortation : « Ensemble, dans la solidarité, construisons le Sénégal de demain. »
Plus récemment, à l’occasion de la première Conférence des Administrateurs et Managers Publics (CAMP), le 20 janvier dernier, j’ai réaffirmé mon estime pour « l’engagement constant de tous les agents publics, fonctionnaires comme non-fonctionnaires, dont le dévouement quotidien fait vivre l’esprit républicain ».
Mesdames, Messieurs,
Qui donc serait mieux indiqué que vous, enseignantes et enseignants, pour enraciner l’œuvre salvatrice, patriotique et citoyenne de Jub, Jubal, Jubbanti à laquelle je convie l’ensemble des composantes de notre tissu social, pour le changement décisif de nos mentalités et comportements, individuellement et collectivement ?
Qui mieux que vous, qui portez la lourde responsabilité de former les consciences citoyennes de demain, peut insuffler aux générations futures les principes de droiture, de probité et d’exemplarité, base d’un Sénégal plus fort, plus juste et plus solidaire ?
Vos charges et responsabilités s’accroissent encore dans le contexte de transformation en cours de notre système éducatif. Cette transformation est portée par plusieurs innovations majeures :
• La Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation (NITHÉ),
• L’introduction des langues nationales à l’école comme langues d’enseignement, grâce au Modèle Harmonisé d’Enseignement Bilingue au Sénégal (MOHEBS),
• L’apprentissage de l’anglais dès le préscolaire et l’élémentaire,
• L’intégration des TIC, et, à terme, l’utilisation de l’Intelligence Artificielle (IA) dans les pratiques pédagogiques.
Toutes ces initiatives répondent à la volonté de bâtir un système éducatif à la hauteur des défis de notre temps et de l’avenir. Les enseignants se trouvent donc à l’avant-garde de ce chantier, garants de la qualité de l’éducation et de la préparation de notre jeunesse à un monde en perpétuelle mutation.
Mesdames, Messieurs,
Le Sénégal juste et prospère auquel nous aspirons exige d’avoir des citoyens profondément ancrés dans des valeurs républicaines solides, conscients du bien commun et de l’intérêt général, animés d’un profond patriotisme et de l’amour du travail bien fait.
C’est pourquoi j’ai instruit le Gouvernement de procéder à la transformation de notre système d’éducation et de formation, tant dans son modèle organisationnel et ses méthodes d’action que dans ses curricula, afin de bâtir une véritable société éducative. Il s’agit de bâtir une société éducative dans laquelle toutes les composantes se reconnaissent et contribuent à la formation d’un Sénégalais enraciné dans ses valeurs civilisationnelles fortes, endogènes et africaines, tout en étant apte à relever les défis du présent et de l’avenir d’une Humanité en mutation continue et accélérée.
Dans cette dynamique, la revalorisation de la fonction enseignante s’impose comme un impératif majeur et un levier stratégique au cœur de l’Agenda national de transformation, tel qu’il est inscrit dans la Vision Sénégal 2050.
Mesdames et Messieurs,
L’instauration du Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant illustre la volonté du peuple sénégalais de magnifier l’apport multiforme et ô combien décisif de la corporation enseignante dans l’œuvre de construction nationale.
Par ce Prix, la Nation consacre sa reconnaissance aux efforts immenses des enseignantes et enseignants partout à travers le pays. Ces enseignantes et enseignants lauréats sont des modèles appelés à inspirer tous nos compatriotes, en particulier les plus jeunes en leur montrant qu’il est possible, mais aussi indispensable, d’œuvrer au progrès de son pays, quel que soit le secteur d’intervention, le poste occupé ou la fonction exercée.
J’engage chacune et chacun, dans toutes nos actions, à faire preuve de professionnalisme, de responsabilité, de générosité, de disponibilité et surtout de vertu.
Mesdames, Messieurs,
Ce Grand Prix du Chef de l’État récompense un enseignant dont les qualités humaines, sociales et professionnelles, le dévouement au travail et l’exemplarité dans l’exercice de son métier, méritent d’être salués et portés à la connaissance de toute la Nation.
En complément des distinctions dans les ordres nationaux, le Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant constitue une composante essentielle du dispositif de motivation des personnels enseignants.
Je tiens à féliciter le Président, ainsi que les membres du Jury national et des comités de sélection, pour leur rigueur, leur souci de transparence et leur professionnalisme, qui ont marqué l’ensemble du processus, depuis la réception des candidatures jusqu’à la phase finale.
Cette édition met à l’honneur, comme de tradition, des enseignants d’une grande qualité qui se sont distingués par un mérite exceptionnel dans l’exercice de leur noble métier.
Chers récipiendaires, ce rituel républicain, en présence de toutes les composantes de la communauté nationale, des acteurs de l’École et de vos familles respectives, témoigne, entre autres, de la reconnaissance par vos supérieurs et par les pouvoirs publics, de vos efforts louables pour l’accomplissement du droit fondamental à l’éducation tel que consacré par notre Constitution.
C’est pourquoi, au nom de la République, je tiens à vous adresser mes vives félicitations.
Monsieur Bara Mbengue en vous remettant ce Grand Prix du Chef de l’État pour l’Enseignant, nous ne saluons pas uniquement vos mérites personnels, mais nous exprimons, à travers vous, notre reconnaissance envers tous les enseignants du Sénégal. Vous êtes les artisans de l’avenir, ceux à qui nous devons la formation des générations futures. Pour cela, je vous dis : MERCI.
Aussi, chers enseignants, puissiez-vous continuer à inspirer et à guider les générations actuelles et futures, et que votre passion pour l’enseignement demeure un phare pour toutes celles et tous ceux que vous accompagnez sur le chemin du savoir.
Pour terminer, je félicite le Ministre de l’Éducation nationale et ses équipes ainsi que tous les acteurs de l’école qui ont contribué à la réussite de l’organisation de la présente cérémonie. Je tiens également à saluer et encourager les personnels enseignants du Sénégal, toutes catégories confondues.
Mesdames, Messieurs,
Nous sommes une nation adossée aux principes et valeurs de la République, dont la vocation est de garantir, partout sur le territoire national, l’égal accès de tous au service public particulièrement l’éducation. J’engage le Ministre de l’Éducation nationale à poursuivre la mise en œuvre des dispositions nécessaires à cet effet.
Vive l’École sénégalaise !
Vive la République !
Je vous remercie de votre attention.

Saint-Louis : Un vaste projet pour renforcer l’accès à l’eau potable

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, va donner, jeudi 6 et vendredi 7 février 2025, le coup d’envoi de plusieurs projets d’infrastructure visant à améliorer l’accès à l’eau potable dans la région de Saint-Louis.

 Des châteaux d’eau pour Mpal et l’Île de Saint-Louis
Le premier chantier sera lancé jeudi matin à Mpal, avec la construction d’un château d’eau destiné à sécuriser l’alimentation en eau de la commune. L’après-midi, deux nouveaux châteaux d’eau verront également le jour sur l’Île de Saint-Louis, à proximité des infrastructures existantes.

Un système renforcé pour Richard-Toll
Le vendredi, le ministre a inauguré un nouveau projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de Richard-Toll, afin de répondre aux besoins croissants de la population.

Ces investissements stratégiques visent à améliorer durablement l’accès à l’eau potable dans le nord du Sénégal, un enjeu crucial pour le développement local et la qualité de vie des habitants.

La RTS en deuil après le décès d’Alpha Seydi

La Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) est en deuil après le décès d’Alpha Seydi, ancien chef du département des stations régionales de Radio Sénégal. Il s’est éteint cette nuit des suites d’une longue maladie et sera inhumé cet après-midi à Kounoune, après la prière de 14h.

Homme discret et travailleur, Alpha Seydi a marqué le paysage médiatique sénégalais par son professionnalisme et son engagement. François Xavier Thiaw, directeur de la Radio nationale et camarade de la 27ᵉ promotion du CESTI, salue la mémoire d’un collègue et ami de longue date.

« C’est une immense perte pour Radio Sénégal et le journalisme sénégalais. Nous étions ensemble au CESTI en 1996 et avons été recrutés par la RTS au début des années 2000. Il était connu pour sa courtoisie et son sérieux », témoigne-t-il.

Tout au long de sa carrière, Alpha Seydi a occupé des postes de responsabilité à Dakar, Kolda, Tambacounda et Matam avant de diriger le département des stations régionales et la chaîne nationale.

Nos condoléances à sa famille, ses collègues et ses proches. Que son âme repose en paix.

Dakar : Sommet clé pour la relance de la Grande Muraille Verte

Dakar accueillera, du 5 au 7 février 2025, une rencontre exceptionnelle des ministres en charge de la Grande Muraille Verte. Cette réunion vise à redynamiser l’Agence Panafricaine de la Grande Muraille Verte et à renforcer les actions en faveur de la lutte contre la désertification et le changement climatique en Afrique.

Initiée par l’Union africaine, la Grande Muraille Verte est un projet ambitieux qui vise à restaurer les terres dégradées et à créer une ceinture verte traversant 11 pays du continent, de Dakar à Djibouti. L’objectif est d’atténuer les effets du réchauffement climatique tout en offrant des opportunités économiques aux populations locales.

Ce sommet de Dakar sera décisif pour définir de nouvelles stratégies et mobiliser davantage de financements afin d’accélérer la mise en œuvre de ce projet crucial pour l’avenir du continent.

Le SAMES annonce une grève générale pour le 18 et 19 février 2025 : revendications majeures pour le secteur de la santé

Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes (SAMES) a annoncé qu’il observera une grève générale de 48 heures les 18 et 19 février 2025 , avec un respect strict des urgences sur tout le territoire national. Cette action fait suite à l’ inaction du gouvernement depuis le dépôt de leur plateforme revendicative en décembre 2023.

Le Bureau exécutif national du SAMES a réuni ses membres ce samedi au siège de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) , où il a précisé que ce plan d’action visait à obtenir des réponses concrètes aux préoccupations du corps médical.

Parmi les principales revendications figurent le recrutement dans la fonction publique des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en chômage, ainsi que des communautés, contractuels des hôpitaux et des collectivités territoriales. Le SAMES réclame également une gestion démocratique des ressources humaines dans le secteur de la santé.

Le SAMES insiste également sur la revalorisation de la pension de retraite des membres du corps médical, ainsi que la correction des inégalités et injustices concernant les régimes indemnitaires . Le syndicat revendique également la construction d’ hôpitaux de niveau II dans tous les départements afin de rapprocher les soins des populations, et l’accélération de la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle .

En outre, le SAMES appelle au règlement définitif de « la lancinante question » du statut des médecins en spécialisation et des internes des hôpitaux , considéré comme une priorité pour la profession.

Ousmane Sonko lance la phase 2 d’un ambitieux projet d’eau potable en milieu rural

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko , procède ce lundi 3 février 2025 au lancement officiel de la phase 2 du projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural . La cérémonie se tiendra à Fass Touré , dans l’arrondissement de Darou Mousty (département de Kébémer, région de Louga).

Ce projet ambitieux vise à garantir un accès durable à l’eau potable pour plus de 2 millions de Sénégalais vivant en milieu rural. Il prévoit la réalisation de fourrages , la construction de châteaux d’eau , l’extension de réseaux de distribution sur plusieurs kilomètres, ainsi que l’installation de branchements sociaux et d’autres infrastructures hydrauliques essentielles.

Conformément aux engagements du Président Bassirou Diomaye Faye , cette initiative répond à un enjeu majeur : assurer une eau de qualité, en quantité suffisante et à moindre coût pour les populations rurales. La phase 2 du projet couvrea l’ensemble des régions du pays , à l’exception de Dakar , mettant ainsi l’accent sur l’équité territoriale et la réduction des inégalités d’accès aux services de base.

L’amélioration de l’accès à l’eau potable constitue un pilier essentiel de la politique de développement durable du Sénégal. En concrétisant cette promesse présidentielle, le gouvernement démontre son engagement à améliorer les conditions de vie des populations , tout en soutenant une gestion efficace et pérenne des ressources en eau.

Un engouement massif pour le recrutement spécial de 2 000 enseignants

Le recrutement spécial lancé par le ministère de l’Éducation nationale pour 2000 enseignants pour l’année scolaire 2024-2025 connaît un véritable succès. Au 30 janvier, la plateforme Mirador a enregistré 147 845 candidatures, confirmant l’attrait du métier d’enseignant au Sénégal. Ce programme vise à combler les pénuries d’enseignants et à répondre aux besoins urgents du secteur.

Thiès se distingue avec 21 096 inscriptions, suivies de Dakar (18 255), Pikine-Guédiawaye (14 449) et Saint-Louis (13 515). D’autres régions comme Kaolack, Fatick, Diourbel, et Ziguinchor ont également connu un nombre significatif de candidatures.

Sahibou Badiane, Directeur des Ressources Humaines du ministère, a précisé que la sélection des candidats sera basée sur les besoins des inspections académiques. Le but est d’alléger la surcharge horaire des enseignants et d’augmenter les effectifs dans les classes.

Les candidats retenus seront choisis en priorité selon leur expérience ou leur certification. Des formations à distance et des séances de renforcement de capacité seront proposées pour ceux qui en ont besoin.

Ce recrutement s’inscrit dans un plan quinquennal visant à renforcer durablement les effectifs enseignants et à réduire ainsi le besoin de recrutements spéciaux à l’avenir.

En résumé, cette initiative vise à résoudre rapidement les lacunes actuelles et à poser les bases d’une solution pérenne pour le secteur éducatif.